ANTIPAS DE PERGAME, LE TÉMOIN FIDÈLE DE JÉSUS-CHRIST

Je sais où tu demeures, je sais que là est le trône de Satan. Tu retiens mon nom, et tu n’as pas renié ma foi, même aux jours d’Antipas, mon témoin fidèle, qui a été mis à mort chez vous, là où Satan a sa demeure.

Apocalypse 2: 13
 Le grand autel de Pergame, reconstitué au Pergamon Museum de Berlin. Photo de Raimon Spekking

Mais je ne fais pour moi-même aucun cas de ma vie, comme si elle m’était précieuse, pourvu que j’accomplisse ma course avec joie, et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus, d’annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu.

Actes 20 : 24

Pergame : Autrefois Pergumum, ou Pergamos fut la ville la plus importante de la Mysie, à 5 km au nord de la rivière Caïque, à environ 24 km de la mer Égée et à 96 kilomètres au nord de Smyrne.

Les Romains s’en emparèrent, et érigèrent le royaume en province d’Asie (129-126 av. J.-C), dont la capitale devint Pergame.  Construite sur une hauteur de 335 mètres, cette citadelle devint, non seulement le centre de quatre cultes païens (Zeus, Athéna, Dionysos et Asclépios), mais surtout le siège du culte blasphématoire de l’empereur. Le Seigneur l’a nommé et reconnu comme étant le trône de Satan, l’endroit où demeure Satan.  Antipas, chrétien fidèle, subit le martyre dans cette citadelle du paganisme (Apocalypse 1.11;2.12-17) où se trouvait la troisième des 7 Églises d’Asie à laquelle Jean s’adresse dans le livre d’Apocalypse (Apocalypse 2.13).

Le parchemin (grec ancien : pergamênê qui veut dire : peau de Pergame, devenu en français « parchemin ») tire son nom de cette ville, où il fut inventé. Pergame est la troisième des 7 Églises d’Asie. L’ Apocalypse dit que là se retrouve le « trône de Satan ». Pergame s’appelle, à l’heure actuelle, Bergama (Turquie, province d’Izmir). 

Selon le document vidéo sur l’Église de Pergame, intitulé Pergame, le mot trône a d’abord été utilisé pour désigner un fauteuil d’une résidence personnelle privée, c’était le sens à l’origine du mot trône. Le fauteuil du maitre de lieu, maitre de maison.

Satan se sentait chez lui à Pergame, il y était assis sur un trône, c’était son territoire. Il était le maitre de cette maison. La ville possédait également un centre thérapeutique appelé l’Asclépiéion bâti à l’honneur du dieu serpent Asclépios. L’empereur faisait de voyages depuis Rome pour venir recevoir des soins à Pergame. Il ne s’agissait pas d’une visite médicale ordinaire.

Les habitants de Pergame adoraient une myriade de dieux grecs et romains. Lorsque le christianisme arriva avec sa croyance en un Dieu unique, les prêtres de temples devinrent très agressifs, et leur plus célèbre victime fut un homme du nom d’Antipas. Dans le livre d’Apocalypse, le Seigneur Jésus appela Antipas mon témoin fidèle.

Il était évêque de Pergame et y avait été ordonné par l’apôtre Jean. Sa foi en Jésus-Christ attira l’attention des prêtres d’Asclépiéion qui portèrent plainte auprès du gouverneur romain de Pergame. Les prêtres témoignèrent que les démons leur étaient apparus en rêve, leur disant que les prières d’Antipas les chassaient de la ville. Antipas avait chassé tant des démons que les démons et les esprits s’étaient plaints auprès des païens leur demandant de trouver une solution au sujet de cet Antipas. Il fut ordonné à Antipas d’offrir un sacrifice de vin et d’encens à une statue de l’empereur romain en déclarant que l’empereur était Seigneur et Dieu. Il refusa. Le rejet de la divinité de l’empereur signifiait le rejet la ville de Rome. Les croyants étaient mis à mort pour cette raison. Antipas fut condamné à mort sur l’autel de Zeus. Quelques années plus tard, l’apôtre Jean écrivit le livre de l’Apocalypse qui mentionne la mort d’Antipas à cet endroit.

 L’Antipas de Pergame est, au fait, le modèle d’un témoin de Jésus qui n’a pas renoncé à sa foi, devant les persécutions féroces, même au prix de sa vie. Il a été, à l’image de son sauveur, notre Seigneur Jésus-Christ, fidèle jusqu’à la mort. Antipas de Pergame, l’apôtre Paul et les autres martyrs de premiers siècles de l’Église constituent, sans nul doute, des exemples de témoins fidèles de Christ pour les générations actuelles de chrétiens qui font face au postmodernisme. Leur existence sur la terre, après leur conversion, avait un seul but : annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu en ne faisant aucun cas de leur vie.  Ils se sont offerts sincèrement et entièrement à Dieu comme de sacrifices vivants, saints et agréables (Actes 20 :24, Romains 12 : 1-2).  

La foi du peuple de Dieu, dans ces derniers jours, de manière individuelle ou collective ballotera toujours d’un côté ou de l’autre aussi longtemps que nous ne serions capables de renoncer sincèrement à nous-mêmes en vue de sauver nos âmes. « Mais ces choses qui étaient pour moi de gains, je les ai regardées comme une perte à cause de Christ », a confessé l’apôtre Paul dans son épitre aux Philippiens.

Ne perdons donc pas notre dignité comme les anges déchus, en désertant notre précieuse demeure spirituelle en Jésus à cause de choses périssables qui ne donnent pas la vie. La fidélité à Dieu exige le reniement total de soi pour gagner Christ.   Demeurons fermes dans le Seigneur de gloire, car notre récompense sera grande.

Le Seigneur Jésus revient bientôt.

NDB-TONY KUNSENDE

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